Voici une savoureuse recette d’hiver. Il te faudra pour toi (génial lecteur) et trois de tes amis :

- Un chou frisé de taille moyenne
- 4 saucisses lorraines (ou autre saucisses fumées)
- 200g de lard
- 2 oignons
- 25cl de vin blanc sec
- 60cl de bouillon de légumes
- sel, poivre, une noix de beurre, un peu de persil, une feuille de laurier

On commence par le chou. On enlève les feuilles extérieures, le trognon et les nervures trop épaisses. On le détaille en lanières fines.

On le lave et on le met à blanchir 5min dans de l’eau bouillante salée  :

Pendant ce temps on fait le bouillon (si on utilise des cubes) et on coupe les oignons en morceaux et le lard en lardons. En toute logique on évite le machin pré-découpé, vendu quatre fois le prix d’un lard de boucher, pour une qualité proche du zéro absolu.

Après avoir bien égoutté le chou, on fait fondre le beurre dans la cocotte et on y fait revenir 5min les lardons et les oignons à feu moyen en évitant de brunir l’oignon :

Puis on rajoute le chou pour encore 5min. Toujours à feu modéré, en touillant régulièrement.

Puis on verse les 25cl de vin et les 60cl de  bouillon, on dispose les saucisses au dessus, sel, poivre, laurier, persil, et on laisse cuire à petit bouillon 45min

Et voilà, on  se met à table avec un bon Riesling. Rien de plus.

Nous sommes nombreux à chercher le bonheur. D’un point de vu individuel ou collectif… Qu’on se tourne vers la philosophie, la religion, le militantisme ou que sais-je… On cherche… On cherche…
On cherche alors qu’il est là, sous nos yeux ! La prochaine fois que vous serez coincé dans un bouchon en allant travailler, ouvrez les yeux ! Des centaines de parcelles de joie, de révolution, d’écologie, d’humanisme vous entourent ! Là, dans chaque voitures ! Et non ! Ce n’est pas le conducteur ! C’est la voiture qui fait tout ! Regardez, c’est les constructeurs qui le disent :

BMW vous offre La Joie !
Renault change la vie, rien de moins !
Fiat vous aide a faire le choix entre le Bien et le Mal.

C’est beau non ?
Dédions notre émotion à ces grands bienfaiteurs de l’humanité et un peu aussi à l’originalité des agences de pub.

Une peinture vraiment pas chère, naturelle et facile à utiliser ça t’ intéresse cher et intelligent lecteur ? Le badigeon de chaux est pour toi ! Voilà une méthode simple pour le faire. Nous l’avons expérimenté dans la cuisine il y a trois ans et dans le salon il y a quelques semaines : aucune mauvaise surprise.

Il nous faudra :
Produits : eau, chaux aérienne, poudre de marbre (ou blanc de meudon), des pigments pour la couleur et un fixateur (ici du latex, mais il existe plein d’autres solutions telles que la caséine, l’huile de lin, le sel d’alun etc….)
Matériel : un seau, un récipent qui servira de « dose » (ici une boite de conserve), des brosses, un sèche-cheveux, un pulvérisateur, un bâton pour mélanger.

On commence par faire un lait de chaux en mélangeant trois doses de chaux aérienne, une dose de poudre de marbre, un tiers de dose de latex et quatre doses d’eau :

Dans le même temps on fait gonfler les pigments dans un peu d’eau. Puis on mélange le tout. On rajoute les pigments peu à peu jusqu’à l’obtention de la teinte  voulue. Mais attention ! Il y a un piège ! Cette peinture s’éclaircie (et pas qu’un peu) en séchant.
Il est donc impératif de faire des tests (de préférence sur une surface similaire à celle qui sera peinte) et pour accélérer le processus on utilise le sèche-cheveux.

La preuve de ce phénomène en images :
Badigeon juste après sa pose.

Le même endroit après séchage.

En ce qui concerne la pose, rien de bien sorcier : à la brosse où au pinceau. Il faut humidifier un peu le support avec un pulvérisateur une petite heure avant.
Par contre il est impératif de réaliser une surface en une fois. Sinon le raccord sera visible.
Pour les mur, afin d’avoir une couverture harmonieuse, on peint en faisant des croix ( X ) avec la brosse.

Concernant les supports qui acceptent ce badigeons tu trouveras, mon ami, une littérature aussi abondante que contradictoire. Le mieux est donc de faire des tests au préalable. Sur le principe il faut que le support soit un minimum poreux. Dans notre cuisine nous avons peint sur un enduit de finition (FP7 de Weber & Broutin), dans le salon sur des poutres anciennes (décapées) :

et sur un mur enduit d’un mélange chaux hydraulique/sable :

Sur les murs, on peut passer par la suite une couche de cire liquide incolore pour rendre la chose plus lessivable.

Pour les Alsaciens, vous trouverez tout ce qu’il faut (chaux, pigments, fixateurs, outils, documentations, conseils) ici :
http://www.chauxboehm.fr/

Et non je ne suis pas devenu un des nombreux blogs sponsorisés en cachette… Monsieur Boehm ne sait pas et ne saura surement que j’ai parlé de lui ici a toi fidèle lecteur que j’aime d’amour !

Faire un compost, c’est bien connu aujourd’hui, est un moyen facile de réduire considérablement le volume de ses déchets et de profiter d’un  excellent engrais pour ses plantes et son potager.

Si la solution la plus facile est le simple tas dans un coin du jardin, ce n’est pas la plus pratique : la décomposition sera plus lente, le tas s’affaissera prenant plus de place et le vent risque d’éparpiller régulièrement les déchets les plus légers.

On peut aussi acheter un composteur. Mais, il faut bien l’avouer, en plus d’un prix assez conséquent pour peu qu’on veuille un minimum de volume, ces conteneurs en plastique sont franchement laids.

La solution « bricolo » la plus classique est de faire son bac à compost avec 4 palettes récupérées , posées debout sur la tranche pour former un cube. Simple (à condition de savoir où trouver des palettes) et efficace.

Pour ma part, j’ai décidé, il y a deux ans, de faire nos deux bacs avec ce que nous offre notre terrain : du bois d’arbre.

Après avoir bêché le sol à l’emplacement voulu (ceci permet un démarrage plus rapide du processus de compostage) j’ai planté des pieux dans le sol. Sur les cotés et à l’arrière j’ai tressé des fines branches de noisetier que nous avons à profusion.   L’idéal aurait été du châtaigner, plus résistant aux intempéries, mais à l’heure qu’il est, notre châtaigner fait une vingtaine de cm de haut…

Sur la face avant, pas de tressage, mais des branches un peu plus grosses, juste glissés. Cela permet une ouverture facile de cette face, soit pour mélanger son compost, soit pour prélever du compost mûr.

Au bout de deux ans de bons et loyaux services,  certaines branches du tressage commençaient à donner quelques signes de faiblesse.
Et, oh miracle, deux ans c’est pile le temps qu’ont mis les noisetiers pour produire pléthore de rejets pile à la bonne taille et qui ne demandaient qu’à être taillés.


J’ai donc pu reprendre le tressage défaillant par un bel après midi d’automne. J’en ai profité pour vider complètement les bacs et récolter tout le compost mûr au fond.

Et nous voilà à nouveau équipés pour 2 ans !

Quant à la grande question du « que doit-on mettre dans son compost » on trouve une littérature très abondante sur le sujet tant sur le net que dans les livres de jardinage. En ce qui nous concerne, on y met tous les déchets de cuisine d’origine végétale : épluchures, feuilles de salade, fanes mais aussi les restes de riz, les sachets de thé, le marc de café, du sopalin (pas trop), du pain (pas trop non plus). Seules sont mises sur la touche les épluchures d’agrumes qui, semble-t-il, bouleverseraient pas mal le processus…

Venant du jardin on met tout ce qui est susceptible de se décomposer pas trop lentement (on évite donc le bois, les ronces…) et qui ne présente pas de maladie manifeste.

J’y mets également de temps en temps un seau de cendres de notre poêle pour l’apport en potasse. Là encore il vaut mieux ne pas abuser sur la quantité.

A vrais dire, le plus compliqué actuellement, c’est d’y accéder sans se casser une jambe :

Si les haricots peuvent se congeler ou se stériliser, voici une méthode plus ancienne mais néanmoins très efficace pour les conserver.

haricot_sel01 (Small)On commence de manière tout à fait habituelle: on les lave, on les sèche et on les équeute.

haricot_sel02 (Small)Dans un grand bocal (ou mieux une jatte en terre) on dispose au fond une couche de gros sel, puis une couche de haricot bien tassée. S’ils sont trop grands on peut les couper.

haricot_sel03 (Small)On couvre d’un mélange 2/3 gros sel + 1/3 sel fin. On tapote bien le bocal pour que le sel se repende partout.

haricot_sel04 (Small)On continue ainsi à alterner les couches jusqu’en haut du bocal. A chaque fois on tasse bien pour qu’il y ai le moins de vide possible.

haricot_sel05 (Small)On termine par une bonne couche de sel. On ferme sans serrer. On range dans un endroit frais et sans lumière. De temps en temps on viendra vérifier les bocaux. Si le sel s’est transformé en saumure et que des haricots flottent,  on mettra un caillou ou n’importe quoi d’autre de suffisamment lourd pour que les haricots restent bien immergés.

Pour les cuisiner, on prélève la dose voulue, on rince 2min à l’eau claire, puis on les fait passer 3x 5min dans un bain d’eau fraiche (qu’on changera à chaque fois). Après quoi, on les cuit comme des frais en diminuant un peu le temps de cuisson car ils ont déjà été cuit par le sel.

On continue le tour de ma bibliothèque rock avec 4 bouquins sortis chez l’éditeur Camion Blanc.

cn_joyIan Curtis & Joy Division – Histoire d’une vie
Par Deborah Curtis

Fans absolus de Ian Curtis fuyez ce livre ! Écrit par Deborah Curtis, la femme de Ian, on ne peut pas dire que l’image du chanteur de Joy Division en sort bien grandit…

Dépressif, colérique, égoïste, ignorant quasi-totalement femme et enfant, il en prend pour son grade le père Ian. Madame vide son sac et ça fait mal. Celà dit on est loin de l’article « presse-people » quand même. Deborah s’essaye à faire un portait au plus proche de ce qu’elle a vécu avec l’homme qu’elle a aimé et détesté et s’en sort plutot bien.

C’est (très) glauque, (très) triste mais très intéressant. Sans doute ce qui a été écrit de mieux sur Curtis.

A noter que c’est essentiellement sur ce livre que c’est basé Anton Corbijn pour son biopic « Control ».

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cn_lemmyMotörhead – La fièvre de la ligne blanche
Par Lemmy Kilmister avec Janiss Garza

Beaucoup plus flaboyant, l’auto-biographie du grand Lemmy est un livre jouissif !
Voilà un type qui, loin d’être un intellectuel a eu l’intelligence instinctive suffisante pour traverser (presque) indemne l’histoire d’un rock pourtant jalonné de cadavre.

C’est que le garçon, dès le départ se fixe des règles, des limites. Beaucoup plus loin que celle de n’importe qui, mais ses limites à lui et il s’y tiens. Preuve en est que ça a marché puisqu’à plus de 60  balais Lemmy est toujours accroché à sa basse.

Il nous raconte tout ça, souvent de manière hilarante, les anecdotes succédant à ses réflexions, passant en revue une vie mené à toute allure avec un franc-parlé rare.

Un livre à mettre entre les mains de tous gamins qui rêve de devenir une rock-star !

Brillant !

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cn_noir desNoir Desir – Tout est là
par Sébastion Raizer

Voilà typiquement le bouquin que je qualifiais de « à moitié bon »….
Si tous ce qui est biographique et anecdotique est parfaitement mené, très bien renseigné et donc très intéressant à lire, de longues analyses de l’oeuvre, dans un style quasiment universitaire et (forcement) subjectif m’ont carrément ennuyé.

J’avoue n’avoir jamais vraiment aimé qu’on me dise ce qu’il faut penser de telle ou telle œuvre. Et franchement, en matière de rock, art populaire s’il en est, le décorticage systématique et médical d’un morceaux ou d’un album tiens souvent plus de la masturbation cérébrale qu’autre chose.

Néanmoins le livre reste sympathique rien que pour la foule  de documents et photographies qu’il compile et les très nombreux extraits d’interviews qui mettent en lumière les choix, souvent radicaux, du groupe bordelais.

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Mise en page 1Black metal satanique – Les seigneurs du chaos
Par Michael Moynihan et Didrik Soderlind

Disons-le tout de suite, le black metal est loin d’être ma tasse de thé….

Pourtant ce livre m’a passionné.

Plus d’un point de vu sociologique que musicale d’ailleurs. Car le fond est là… une jeunesse norvégienne, écrasée sous le poids d’une société rétrograde et d’un ennuie profond plonge dans la musique pour oublier tout ça. Mais des costumes grand-guignols et d’une mythologie de bric et de broc, très vite on bascule dans la folie complète. Guerre sanglante entre les groupes, assassinat, suicide, crimes racistes et homophobes, nazisme, profanation…  La pauvreté intellectuelle des protagonistes les fait passer de la simple provocation à l’acte réel dans toute sa gravité.

Rarement, voir jamais, un mouvement de jeunesse n’avait connu un tel basculement dans le sordide.  Ce qui fait de ce livre un témoignage fort, étayé de nombreux documents rares.

On continue nos techniques de conservation avec des courgettes à l’ail et à l’huile d’olive qui se serviront en accompagnement de charcuterie, de viandes froides ou en antipasti sur une tranche de pain grillé.

La recette se déroule sur 3 jours et pour 2 bocaux de 3/4 de litre on utilisé une grosse courgette et deux petites, +/- 1kg de sel, 5 têtes d’ail, 1 litre de vinaigre de cidre et 1/2 litre d’huile d’olive.

Le premier jour :
courge_huile01 (Small)On coupe nos courgettes en deux, on enlève les plus gros pépins, puis on coupe en tranche d’un 1/2cm d’épaisseur.
On tapisse le fond d’un plat de gros sel, on dispose nos tranches de courgette, puis on remet du gros sel.

courge_huile02 (Small)On superpose ainsi les couches en terminant par du gros sel. On met au frigo et on touche plus.

Le lendemain :
courge_huile03 (Small)Après avoir jeté la saumure et enlevé grossièrement le gros sel restant à (on ne rince surtout pas) on met nos courgette dans un grand faitout et on couvre de vinaigre de cidre (ou de vin blanc). On fait chauffer et on laisse 3 min frémissant. On laisse refroidir et on remet tout ça au frigo pour 24h.

Le 3eme jour :
courge_huile04 (Small)On épluche et on fend en deux les gousses de 5 têtes d’ail. Une technique qui simplifie les choses pour éplucher : on coupe les deux extrémités de la gousse, on pose le couteau (ou n’importe quoi d’autre de plat si on a peur de se couper) à plat sur la gousse et on pousse fermement du plat de la main au niveau de la gousse. Quand on sent que ça craque légèrement, la peau se décollera quasiment toute seule et en un morceau.

courge_huile05 (Small)Dans un bocal (un gros bocal a vis fera parfaitement l’affaire aussi, il n’y a pas de stérilisation) on dépose une couche de courgette.

courge_huile06 (Small)Puis une couche d’ail… et ainsi de suite jusqu’en haut.

courge_huile07 (Small)On couvre d’huile d’olive et… c’est tout.

courge_huile08 (Small)Il faudra les stocker dans un endroit pas trop chaud et pas trop lumineux pendant au moins deux mois avant de goûter.

La courgette est un animal étrange… Par moment il ne donne aucun fruit pendant une semaine, et puis tout d’un coup il se réveille et vous pond 3 énormes  battes de base-ball en deux jours. Pour peu que vos 4 plants complotent pour vous livrer ça de concert, vous voilà avec un frigo plein et pas forcement l’envie de courgetter matin, midi et soir (aussi bonnes soient-elles). Et puis au mois de janvier vous regretterez cette opulence regardant d’un œil morne  les courgettes insipides du supermarché.

C’est pourquoi, pas plus con que la fourmis de l’autre, là, nous allons faire des réserves !!! Et comme le congélateur est dejà presque à saturation trouvons d’autres solutions.

On commence tout de suite par des bocaux de courgettes à la tomate avec la récolte de ces 2 derniers jours :

courgette_boc01 (Small)Pour cette recette on va utiliser la courgette ronde, une grosse et une petite.

courgette_boc02 (Small)On coupe les courgettes en morceaux de taille moyenne. Si nécessaire on enlève un peu les graines. Par contre comme il n’y a eu aucun traitement chimique, on laisse toute la peau (ou se cache une bonne partie du goût et des vitamines).

courgette_boc03 (Small)On émince grossièrement deux oignons et on cisèle une dizaine de feuilles de basilic.

courgette_boc04 (Small)Après avoir fait revenir les oignons dans 3 cuillères a soupe d’huile d’olive on rajoute les courgettes et on laisse bien suer 5min à feu assez fort en remuant souvent.

courgette_boc05 (Small)Comme les tomates du jardin ne sont pas encore mures on rajoute 3 boites de tomates entières pelées qu’on aura coupé finement. Sel, poivre, on couvre et on laisse à feu doux pendant 20 à 30 min en touillant de temps en temps. Il faut arrêter avant la cuisson complète, car la stérilisation des bocaux va recuire tout ça.
2 minutes avant de couper le feu on rajoute le basilic.

courgette_boc06 (Small)Sans laisser refroidir on verse notre préparation dans des bocaux avec leur caoutchouc et on ferme.

courgette_boc07 (Small)Pour la stérilisation c’est toujours la même histoire : une grande casserole avec un chiffon au fond, on place les bocaux, on cale avec des chiffons, on couvre d’eau jusqu’à dépasser le niveau des bocaux et on met sur le feu avec un couvercle. A partir de l’ébullition on compte 40 min.

Le lendemain il n’y a plus qu’a vérifier que les bocaux sont bien sous vide (il ne doivent pas s’ouvrir) et stocker ça à la cave ou au cellier.

Quiconque a déjà acheté un décapant du commerce connait le prix exorbitant de ce genre de chose. Si en plus la surface à décaper est verticale ou, comme c’était notre cas, un plafond, il faut prendre les produits en gel, et là, ça frôle l’escroquerie ! Pourtant il existe un moyen pour fabriquer un décapant très efficace  pour moins de 3 € le litre.
Voici donc comment faire pour se débarrasser de ce genre de vieille peinture, ici sur les poutres de notre futur salon :
soude1 (Small)

Pour cela il faudra : de l’eau, de la farine et de la lessive de soude (environ 1€ le litre).
Tout commence en cuisine :
soude2 (Small)Dans une grande casserole on verse 700g de farine dans 4 litres d’eau. On fait chauffer en tournant en permanence. Pour éviter les grumeaux il faut toujours tourner dans le même sens à un rythme régulier. La cuisson sera terminée quand la préparation aura changé de couleur passant du blanc au beige et que ça sentira la farine « cuite ». Il est très important que la farine cuise, faute de quoi le mélange avec la soude ne marchera pas. Il faut compter environs 10 minutes après l’ébullition. Niveau texture on doit arriver a un gel proche de la colle à papier peint.
soude3 (Small)Après avoir laissé un peu refroidir on verse dans un récipient en métal 2/3 de cette préparation et 1/3 de lessive de soude. Évidement, pour manipuler la soude, des gants chimiques et des lunettes sont plus que recommandés. On mélange jusqu’au changement de couleur vers le jaune. Et c’est prêt.   Si la préparation se solidifie immédiatement après l’ajout de la soude c’est que la farine n’a pas été assez cuite.

soude4 (Small)On applique notre préparation au pinceau ou à la spatule et on laisse agir. Très vite ça va cloquer mais il est sage de laisser au moins une heure 1/2.

soude5 (Small)Après ce délais, la couche de peinture partira sans (trop) d’effort à la brosse ou à la spatule. Il n’y a plus qu’à éventuellement recommencer sur la couche suivante après avoir laissé un peu sécher.

soude6 (Small)Si la méthode choisie est l’application au pinceau, il faut prendre soit des vieux pinceaux soit des tous premiers prix. Parce qu’au bout d’une heure, les poils seront totalement mangés par la soude.

Quand on veut récupérer des bocaux du commerce pour y mettre ses confitures et autres conserves, pour peu qu’on se soucie un brin de l’esthétique, enlever les étiquettes devient vite un cauchemar.

Il y a en gros 4 types de colle à étiquettes :
- Les plus sympas qui partent très facilement après un cour trempage dans l’eau. Là pas de soucis.
- Un peu moins faciles, celles qui ne partent qu’à l’eau chaude. Pour elles, la solution la plus simple est de  mettre le bocal au lave-vaisselle pour le nettoyer. Dès que le lave-vaisselle est terminé on se jette sur l’étiquette avant que le bocal ne refroidisse.
- Pour les récalcitrantes on peut tenter de les mettre a four chaud (après la cuisson d’un plat) pour 5/6 min
bocal_four (Small)Pour ne pas se bruler on utilisera un gant et un couteau pour soulever l’étiquette qui partira normalement assez facilement. Par contre une trace de colle persistera.
bocal_ess_f (Small)On pourra l’enlever avec un chiffon et un solvant du type Essence F.
- Dernier type d’étiquette : celles qui ont résisté à tout ça… là franchement plus la peine d’insister…. Direction la benne à verre.

Bon et maintenant qu’on a enfin de beaux bocaux, comment faire pour ré-étiqueter nos chef-d’œuvre culinaire ?
Primo on évite les étiquettes du commerce (type étiquettes à cahier) qui sont chères et super casse-pied à enlever. Du simple papier coupé à dimension fera parfaitement l’affaire. On peut aussi se faire un modèle à l’imprimante (ce que j’ai fait).
bocal_etiq (Small)« Et pour coller ? » me demanderas-tu lecteur avisé que tu es…. Du lait ! Du simple lait appliqué avec un pinceau.  Une fois sec ça colle très bien. Et pour enlever l’étiquette : un simple trempage dans l’eau.

Nous voilà prêt pour de longues soirées d’étiquetage !

bocal_collec (Small)

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