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A bientôt !
27 mai 2011
24 septembre 2010
On est en plein travaux pour l’aménagement de ma future épicerie. Le problème principal étant le manque de place, on a décidé de transformer le conduit de cheminée en étagère pour bouteilles de vin (ou autre) :
On a commence par creuser quatre niche au burin et à la masse. Puis pour rigidifier le tout on coule du béton armé de fibres entre chaque “étage”.
On fabrique quatre caisson à la bonne taille. Le fond est en planche de sapin, les cotés en parquet stratifié (fin, solide, facile à nettoyer).
On insère chaque caisson dans sa niche, on met bien à niveau et on cale pour ne pas que ça bouge.
On rebouche les cotés au plâtre. On lasure la planche du fond.
On met en scène : c’est bon pour le moral !
Voilà de quoi ranger trois fois huit bouteilles différentes.
30 août 2010
Re-voilà la saison des champignons ! L’occasion de faire un point sur les différentes méthodes de conservation.
1) La congélation : Pour les champignons à chair ferme comme les cèpes, on les coupe en tranches et on les congèle crus. Pour les autres on les passe à la poêle pour leur faire rendre leur eau et on congèle ainsi, demi-cuits.
2) Le séchage et la poudre : On avait déjà fait un article sur le sujet. Il est ici.
3) La stérilisation : On fait rendre leur eau aux champignons dans une poêle, on remplit le bocal jusqu’à sa limite de remplissage, on ajoute une petite pincée de sel, une cuillère à soupe d’eau, on ferme le bocal avec un caoutchouc neuf et ébouillanté et on stérilise à 100° pendant une heure. On laisse les bocaux refroidir dans l’eau de stérilisation.
4) A l’huile : On fait rendre leur eau aux champignons coupés en morceaux dans une poêle, on fait bouillir un mélange égal d’eau et de vinaigre blanc, on y fait blanchir les champignons pendant une à deux minutes, on remplit un bocal avec les champignons bien égouttés, quelques grains de poivre, une branche de romarin (ou autres herbes selon l’inspiration), on couvre d’huile d’olive, et pour finir, on ferme hermétiquement le bocal et on le secoue pour supprimer les bulles d’air coincées.
25 août 2010
Des vieilles planches de grenier lavées et poncées, deux vieux cadres de fenêtre récupérés, un ou deux bouts de latte-à-toit, quelques équerres métalliques, des vis à bois… Et voilà une grande bibliothèque pour notre salon. Récit en image :

Il ne nous reste plus qu’à peindre et installer les battants vitrés des fenêtres.
8 juillet 2010
Au tout début de notre chantier, il y a six ans, je me souviens qu’un vendeur de parquet nous avait expliqué que la pose d’un parquet en bois massif cloué était une technique incroyablement complexe dont les secrets sont gardés par une société secrète, cachés dans un temple perché au sommet d’une montagne mystérieuse et inaccessible…
A la réflexion, ce type était soit incompétent, soit plus intéressé financièrement sur les ventes de parquets stratifiés que sur le massif. En effet la pose clouée n’a rien de bien sorcier… La preuve en image et en texte :
Tout d’abord, il faut un solivage perpendiculaire au sens de pose du parquet :
Dans notre cas, la largeur de la zone à couvrir étant très faible (1m30 au plus large) et les points de soutien nombreux (2 grosses poutres et plusieurs petites poutrelles) on a pu se contenter de lattes à toit posées tous les 50cm.
Afin de combler les vides, j’ai opté pour des copeaux de chanvre. Deux avantages à ce matériau : 1) il est isolant 2) les rongeurs détestent l’odeur du chanvre (c’est pour cette raison, entres autres, que les cordages de bateau étaient en chanvre), ça évitera que ce nouveau parquet serve d’ abris à nos amies les souris…
Afin de réaliser les découpes, le parquet est posé une première fois “à blanc” (sans clouage). Cela n’a rien d’obligatoire mais pour une première, ça me rassurait.
Cette fois on attaque la pose clouée. Matériel nécessaire : un marteau, un chasse-clou, un martyre pour pouvoir frapper les lames sans les abimer et des clous à tête d’homme d’environ 5 cm.
Un fois la lame en place on la cloue. Le clou est enfoncé à 45° à l’angle de la languette.
On enfonce le clou autant qu’on peut sans abimer la lame.
Puis on termine au chasse-clou.
Pour la dernière lame, un clouage invisible étant impossible, on la colle.
Comme cette dernière lame fait office de nez à une petite marche, j’ai arrondi l’angle à la défonceuse.
Et voilà le travail. Grosso modo 4 heures de boulot, solivage compris. Reste maintenant à poncer un peu puis huiler ou vitrifier.
5 juillet 2010
26 janvier 2010
Voici une savoureuse recette d’hiver. Il te faudra pour toi (génial lecteur) et trois de tes amis :
- Un chou frisé de taille moyenne
- 4 saucisses lorraines (ou autre saucisses fumées)
- 200g de lard
- 2 oignons
- 25cl de vin blanc sec
- 60cl de bouillon de légumes
- sel, poivre, une noix de beurre, un peu de persil, une feuille de laurier
On commence par le chou. On enlève les feuilles extérieures, le trognon et les nervures trop épaisses. On le détaille en lanières fines.

On le lave et on le met à blanchir 5min dans de l’eau bouillante salée :

Pendant ce temps on fait le bouillon (si on utilise des cubes) et on coupe les oignons en morceaux et le lard en lardons. En toute logique on évite le machin pré-découpé, vendu quatre fois le prix d’un lard de boucher, pour une qualité proche du zéro absolu.

Après avoir bien égoutté le chou, on fait fondre le beurre dans la cocotte et on y fait revenir 5min les lardons et les oignons à feu moyen en évitant de brunir l’oignon :

Puis on rajoute le chou pour encore 5min. Toujours à feu modéré, en touillant régulièrement.

Puis on verse les 25cl de vin et les 60cl de bouillon, on dispose les saucisses au dessus, sel, poivre, laurier, persil, et on laisse cuire à petit bouillon 45min

Et voilà, on se met à table avec un bon Riesling. Rien de plus.
22 janvier 2010
Nous sommes nombreux à chercher le bonheur. D’un point de vu individuel ou collectif… Qu’on se tourne vers la philosophie, la religion, le militantisme ou que sais-je… On cherche… On cherche…
On cherche alors qu’il est là, sous nos yeux ! La prochaine fois que vous serez coincé dans un bouchon en allant travailler, ouvrez les yeux ! Des centaines de parcelles de joie, de révolution, d’écologie, d’humanisme vous entourent ! Là, dans chaque voitures ! Et non ! Ce n’est pas le conducteur ! C’est la voiture qui fait tout ! Regardez, c’est les constructeurs qui le disent :
BMW vous offre La Joie !
Renault change la vie, rien de moins !
Fiat vous aide a faire le choix entre le Bien et le Mal.
C’est beau non ?
Dédions notre émotion à ces grands bienfaiteurs de l’humanité et un peu aussi à l’originalité des agences de pub.
21 janvier 2010
Une peinture vraiment pas chère, naturelle et facile à utiliser ça t’ intéresse cher et intelligent lecteur ? Le badigeon de chaux est pour toi ! Voilà une méthode simple pour le faire. Nous l’avons expérimenté dans la cuisine il y a trois ans et dans le salon il y a quelques semaines : aucune mauvaise surprise.
Il nous faudra :
Produits : eau, chaux aérienne, poudre de marbre (ou blanc de meudon), des pigments pour la couleur et un fixateur (ici du latex, mais il existe plein d’autres solutions telles que la caséine, l’huile de lin, le sel d’alun etc….)
Matériel : un seau, un récipent qui servira de “dose” (ici une boite de conserve), des brosses, un sèche-cheveux, un pulvérisateur, un bâton pour mélanger.
On commence par faire un lait de chaux en mélangeant trois doses de chaux aérienne, une dose de poudre de marbre, un tiers de dose de latex et quatre doses d’eau :
Dans le même temps on fait gonfler les pigments dans un peu d’eau. Puis on mélange le tout. On rajoute les pigments peu à peu jusqu’à l’obtention de la teinte voulue. Mais attention ! Il y a un piège ! Cette peinture s’éclaircie (et pas qu’un peu) en séchant.
Il est donc impératif de faire des tests (de préférence sur une surface similaire à celle qui sera peinte) et pour accélérer le processus on utilise le sèche-cheveux.
La preuve de ce phénomène en images :
Badigeon juste après sa pose.
Le même endroit après séchage.
En ce qui concerne la pose, rien de bien sorcier : à la brosse où au pinceau. Il faut humidifier un peu le support avec un pulvérisateur une petite heure avant.
Par contre il est impératif de réaliser une surface en une fois. Sinon le raccord sera visible.
Pour les mur, afin d’avoir une couverture harmonieuse, on peint en faisant des croix ( X ) avec la brosse.
Concernant les supports qui acceptent ce badigeons tu trouveras, mon ami, une littérature aussi abondante que contradictoire. Le mieux est donc de faire des tests au préalable. Sur le principe il faut que le support soit un minimum poreux. Dans notre cuisine nous avons peint sur un enduit de finition (FP7 de Weber & Broutin), dans le salon sur des poutres anciennes (décapées) :

et sur un mur enduit d’un mélange chaux hydraulique/sable :

Sur les murs, on peut passer par la suite une couche de cire liquide incolore pour rendre la chose plus lessivable.
Pour les Alsaciens, vous trouverez tout ce qu’il faut (chaux, pigments, fixateurs, outils, documentations, conseils) ici :
http://www.chauxboehm.fr/
Et non je ne suis pas devenu un des nombreux blogs sponsorisés en cachette… Monsieur Boehm ne sait pas et ne saura surement que j’ai parlé de lui ici a toi fidèle lecteur que j’aime d’amour !
16 janvier 2010
Faire un compost, c’est bien connu aujourd’hui, est un moyen facile de réduire considérablement le volume de ses déchets et de profiter d’un excellent engrais pour ses plantes et son potager.
Si la solution la plus facile est le simple tas dans un coin du jardin, ce n’est pas la plus pratique : la décomposition sera plus lente, le tas s’affaissera prenant plus de place et le vent risque d’éparpiller régulièrement les déchets les plus légers.
On peut aussi acheter un composteur. Mais, il faut bien l’avouer, en plus d’un prix assez conséquent pour peu qu’on veuille un minimum de volume, ces conteneurs en plastique sont franchement laids.
La solution “bricolo” la plus classique est de faire son bac à compost avec 4 palettes récupérées , posées debout sur la tranche pour former un cube. Simple (à condition de savoir où trouver des palettes) et efficace.
Pour ma part, j’ai décidé, il y a deux ans, de faire nos deux bacs avec ce que nous offre notre terrain : du bois d’arbre.
Après avoir bêché le sol à l’emplacement voulu (ceci permet un démarrage plus rapide du processus de compostage) j’ai planté des pieux dans le sol. Sur les cotés et à l’arrière j’ai tressé des fines branches de noisetier que nous avons à profusion. L’idéal aurait été du châtaigner, plus résistant aux intempéries, mais à l’heure qu’il est, notre châtaigner fait une vingtaine de cm de haut…
Sur la face avant, pas de tressage, mais des branches un peu plus grosses, juste glissés. Cela permet une ouverture facile de cette face, soit pour mélanger son compost, soit pour prélever du compost mûr.
Au bout de deux ans de bons et loyaux services, certaines branches du tressage commençaient à donner quelques signes de faiblesse.
Et, oh miracle, deux ans c’est pile le temps qu’ont mis les noisetiers pour produire pléthore de rejets pile à la bonne taille et qui ne demandaient qu’à être taillés.

J’ai donc pu reprendre le tressage défaillant par un bel après midi d’automne. J’en ai profité pour vider complètement les bacs et récolter tout le compost mûr au fond.
Et nous voilà à nouveau équipés pour 2 ans !
Quant à la grande question du “que doit-on mettre dans son compost” on trouve une littérature très abondante sur le sujet tant sur le net que dans les livres de jardinage. En ce qui nous concerne, on y met tous les déchets de cuisine d’origine végétale : épluchures, feuilles de salade, fanes mais aussi les restes de riz, les sachets de thé, le marc de café, du sopalin (pas trop), du pain (pas trop non plus). Seules sont mises sur la touche les épluchures d’agrumes qui, semble-t-il, bouleverseraient pas mal le processus…
Venant du jardin on met tout ce qui est susceptible de se décomposer pas trop lentement (on évite donc le bois, les ronces…) et qui ne présente pas de maladie manifeste.
J’y mets également de temps en temps un seau de cendres de notre poêle pour l’apport en potasse. Là encore il vaut mieux ne pas abuser sur la quantité.
A vrais dire, le plus compliqué actuellement, c’est d’y accéder sans se casser une jambe :
